Les Prophètes

Om Shadad Mountain Egypt

 

Sous ces édifices invisibles,
fracture du vent qui noue et dénoue nos dissemblances.  
Voici que tu prends forme.
Ton langage de grain de sable
brûle sous mes pas.
Qu’as tu abandonné au milieu du désert !
Dans le jardin de tes artères.
Sous ces édifices invisibles,
Fracture du vent qui noue et dénoue nos ressemblances.

 

 

JLVD.

 

Le jour touche à sa fin. 
Je tend l’arc d’eau vers la pointe du jour,
Je confie à cette mer orageuse les caresses d’un espoir
qui absorbe ma raison et décime mon coeur.
J’accueille en mon foyer 
les ardeurs réclamant ma clémence,
et j’accepte de m’incliner sous le vent 
qui se dresse tel un dieu pointant du doigt les cieux. 
Le sommeil est bon car nous nous en réveillons dis Pessoa.
Ne me suis-je pas condamné à suivre les traits de son éternité,
dans la pâleur du brouillard qui révèle ses yeux endormis.
J’accueille en mon foyer
les ardeurs réclamant ma clémence.
Brève fut cette année, brève de toute chose ….

 

JLVD.

*