Pour une nouvelle Odyssée

 

Les navires ne dorment jamais complètement.
Nous pourrions tout supporter,
même de ne jamais rien voir d'autre que 
le bout de nos rêves. 

 

JLVD.

 

Ce lieu qui te tient de rupture
glisse en sourdine et s’effondre.

Tu sais que de l’autre côté
un cri se perd dans l’orage
et se noie sous une averse.

Les marécages se remplissent
toujours en silence.

Tu bouges, et c’est le temps 
qui s’efface et se soustrait. 

Un instant et une éternité.

Ce qui reste s’élance à la lisière
d’un désert sans nom qui
s’empare de l’oubli. 

Nous ne sommes jamais enfermés,
si nous restons contenus dans l’image,
nos pas,
eux,
sont toujours de ce monde.

 

JLVD.

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