Eternity is lost

Je suis la terre
Et la terre c'est toi.


Ne referme pas la porte.


Ne pénètre pas dans l'oubli.


Comme mon coeur pioche;
Comme ma raison chante;
Et s'éteint sous tes yeux.

 

 

 

© Jean-louis Van Durme

Parce que les pierres se déplacent 
et parlent en silence.

 

Lorsque l’une s’éloigne, l’autre s’élance.

 

Deux jours au bord d’une falaise,
et cette falaise devient autre.

 

Deux jours auprès de toi,
et les pierres nous regardent.

 

Je croyais qu’en lui donnant un nom
il ne s’effacerait pas.

 

Parce que les mots restent entre eux,
et que les pierres se rassemblent.

 

Tu bouges, 
et c’est une falaise tout entière qui se déplace.

 

 

 

© Jean-louis Van Durme

 

Il fait nuit, il pleut,
sur ces lieux de la mémoire 
où naissent les rêves.

 
Les eaux remontent à contre-courant.

 

Telle une sentence à la surface de l’eau,

Je m'allonge dans l’intimité d’un monde
qui vacille et m'engloutit.

 

M’arrachant aux pulsations d’un coeur investi,
je me disperse dans les flots insaisissables
que murmurent deux rives enlacées.

 

 

© Jean-Louis Van Durme

Dans sa chute

le temps est immobile

et ne désemplit pas.

 

Il se jette dans l'ombre de l'autre

et aspire au commencement de toute chose.

 

 

 

© Jean-Louis Van Durme

Il est un lieu aux résonances infinies

qui tel un fleuve 

se déverse sur des rives aux ombres silencieuses.

 

 

Répandu dans les profondeurs du cosmos

il est un monde en amas de roches dévastées

qui rejoint, sépare et témoigne, 

délivre, efface et retrace 

ses contours invisibles;

 

 

Et se prolonge en des lieux inconnus.

 

 

D’un ordre permanent aux confins du chaos 

d’où s’extrait le monde sauvage, 

nous finissons tous égorgés par les caresses

d’un corps qui palpite.

 

 

Si tout communique en ce monde

c’est en vain, car l’homme dans 

son ensemble ne connaît

ni liant, ni jonction, et ne reconnaît

que le temps auquel il se soustrait;

 

 

En un lieu que le lieu regarde,

 

 

et s’ouvre sur les chemins de la confusion.

 

 

   

 

 

 

 

© Jean-Louis Van Durme

 

Apprête la terre;

 

Pour que je dorme un instant,

et que se réveillent mes mots.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Van Durme

A présent le feu pleut, l'eau brûle.

 

Tout ce passé de poussière au grand vent sera dispersé.

 

Et nous reconnaîtrons enfin la douleur au rêves de nos cécités.

 

 

 

 

© Jean-Louis Van Durme

La rumeur de tes pas alentours
se charge de lumière dans le silence
aveugle d’un lieu inatteignable. 

 

Je suis en marche 
vers un rituel que seules les pierres regardent.

 

Tes gestes, 
et c’est encore ce lieu qui m’appelle. 

 

Fragments d’un corps qui se détache
et se fend inexorablement. 

 

Un horizon rayonne en silence
et c’est mon coeur qui se fragmente. 

 

Ces pierres que l’on ne nomme pas,
et que mon corps retient. 

 

*

 

Nue, 
la roche s’offre 
au réveil d’un matin qui s’efface.

 

L’émotion perceptible
en son centre renferme les secrets
d’un rêve au funeste destin. 

 

Dans ce que des sentiments
rien ne retient l’attention 
des battements de son coeur.

 

*

 

Nous tournons tous autour de ces pierres  
qui ne peuvent être nouées.

 

 

 

 © Jean-Louis Van Durme

Il reste aux hommes à convenir

d'un lieu

où ils abandonneront le lieu.

 

 

 

© Jean-Louis Van durme

Parce que les pierres se déplacent

et parlent en silence.

 

 

Lorsque l’une s’éloigne, l’autre s’élance.

 

 

Deux jours au bord d’une falaise,

et cette falaise devient autre.

 

Deux jours auprès de toi,

et les pierres nous regardent.

 

 

Je croyais qu’en lui donnant un nom

il ne s’effacerait pas.

 

Parce que les mots restent entre eux,

et que les pierres se rassemblent.

 

Tu bouges, 

 

et c’est une falaise tout entière qui se déplace.

 

 

 

 

© Jean-Louis Van Durme

 

Le soleil se tient à l’écart de ses ruelles sans âge

ou le destin de chacun triomphe à la noirceur

d’une extase aux ténèbres indomptables.

 

 

L’air s’engouffre et précipite 

un tourbillon d’infortune.

 

 

Le tombeau des étoiles est ici.

 

 

Si tu te contrains à l’absence de ce qui

n’est autre qu’une chimère à la crinière

de serpent,

tu verras ton reflet disparaître

et servir à jamais de repas 

 

aux humbles ombres du soir.

 

 

 

 

© Jean-Louis Van Durme

 

*